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Internet et éclairage: 3 faits communs

5 décembre 2013

Chez TP1, on aime le web; on aime aussi la lumière. Rien à voir, pourriez-vous penser. Et pourtant, les deux domaines partagent quelques faits; en voici trois.

Nos encyclopédies et nos paniers d’achat sont majoritairement numériques depuis une douzaine d’années — nos lampes aussi.

Vous connaissez les LED (ou DEL), ces petites lumières brillantes qui depuis quelques années s’introduisent dans nos maisons. Une LED n’est ni un fil de métal chauffé à blanc (comme les ampoules classiques) ni un tube rempli de gaz (comme les lampes à économie d’énergie), c’est en fait une diode, donc un… composant électronique!

Fini les anciennes flashlights avec trois piles et une ampoule : les meilleures lampes torches intègrent un vrai circuit électronique microcontrôleur.

Par exemple les HDS reconnaissent le type de batterie et gèrent l’alimentation en conséquence; l’utilisateur peut choisir la luminosité des quatre niveaux de puissance; il peut aussi décider que la lampe s’éteint toute seule après 10 minutes ou qu’il faut trois clics sur le bouton arrière pour la déverrouiller.

Préférez­-vous que la luminosité de votre lampe baisse au fur et à mesure que la batterie se vide ou qu’elle reste constante jusqu’à la fin? L’Armytek Predator Pro vous permet de sélectionner le mode de régulation de chacun des n niveaux de puissance, que vous définissez aussi. Vous pouvez même choisir la fréquence du mode stroboscope!

Et à la maison, troquez l’interrupteur mural de votre lustre contre votre iPhone : les ampoules Hue de Philips se connectent à votre réseau wifi de façon à ce que vous puissez moduler leur puissance mais aussi leur couleur, et ce depuis votre téléphone!

Tweeter avant d’aller au lit nuit à la qualité de votre sommeil — et l’éclairage bleu de votre auto vaut un bon café.

C’est bien connu, une tisane devant un feu de foyer favorise davantage l’endormissement qu’une heure à surfer devant son écran d’ordinateur. C’est que la lumière bleue affecte la production de mélatonine, « l’hormone du sommeil ».

« Lumière bleue? » me direz-­vous? « C’est que mon écran éclaire blanc, pas bleu ». Oui et non, car beaucoup d’écrans sont aujourd’hui rétro­éclairés avec des LED blanches, qui sont elles­-mêmes composées d’une LED bleue recouverte d’une couche fluorescente jaune : la lumière blanche qui en résulte, déjà bleutée, montre en plus un pic de bleu dans le spectre lumineux.

La lumière bleue a un autre effet, positif cette fois-­ci : elle stimule le cerveau, même chez les aveugles. Nos tweets seraient­ils plus intelligents si le fond d’écran est bleu? En tout cas, sur la route un rétro­éclairage bleu nous permet de rester plus vigilant : on peut même dire qu’un tableau de bord bleu vaut un bon café.

Trouver la bonne ampoule est aujourd’hui aussi compliqué que trouver les bons réglages de confidentialité de Facebook. Mais il y a 100 ans, trouver le bon bec de gaz était aussi compliqué que trouver la bonne ampoule aujourd’hui.

Qui maîtrise les règles de confidentialité de Facebook? Pas moi en tout cas, entre les applications, les paramètres scindés sous des sections multiples, les liens bien cachés et les libellés bizarres.

Trouver la bonne ampoule est tout aussi compliqué : depuis quelques années, outre les formes et les culots, différentes technologies se partagent les rayons : ampoule « classique », halogène, fluocompacte (« à économie d’énergie ») et maintenant LED. Et qui dit différentes technologies, dit avantages et inconvénients que le consommateur se doit de maîtriser : telle source offre tel rendu de lumière, mais a tendance à chauffer; telle autre est ponctuelle et telle autre est très diffuse; celle-­ci a besoin d’une électronique minutieuse et celle-­là résiste à tout. Et c’est sans compter ces valeurs numériques qui figurent sur les emballages et sont censées nous aider à faire le bon choix : 800 lumens, 80 lm/W, CCT de 3000 °K, IRC de 85. Même la plupart des vendeurs en magasin ne comprennent pas ces chiffres!

Et cela ne date pas d’hier! J’en parlais dans mon blogue personnel, en 1900 les becs de gaz étaient performants et le consommateur avait le choix : flamme plate dite « papillon », flamme tubulaire, manchon incandescent droit, manchon incandescent renversé, bec intensif, etc. Et pour chacun, une multitude de formes de verres, de becs, de qualités, etc. Il est certain que la plupart des gens achetaient ce qu’ils pouvaient et assemblaient becs, verres et manchons à peu près au hasard. Après tout, éclairage au gaz du salon ou configuration de Facebook, l’important est qu’on puisse y voir ses amis!

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